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On parle du collier

Il semblerait que l’étymologie du mot "bijou" soit celte, le terme "biz" signifiant doigt et par extension il a donné "bizou" en breton désignant un anneau pour le doigt puis finalement "bijou" que l'on connait plus actuellement et qui regroupe l'ensemble des objets d'apparat : collier, pendentif, bagues, bracelets...

Les colliers sont aussi populaires aujourd'hui qu'à l'époque de leur création et ont perduré en tant qu’ornement dans divers styles et formes pour les hommes et les femmes au fil des siècles. 

Un collier peut être aussi simple qu'une bande de cuir nouée autour du cou ou aussi opulent qu'une chaîne ou un pendentif en or incrusté de pierres.

Les colliers sont habituellement constitués d'une chaîne de métal, souvent précieux, qui peut ou non servir de support à des éléments décoratifs (enfilés comme des perles, en pendentif, etc.). On utilise en général des pierres précieuses ou semi-précieuses, les gemmes, du bois, du cuir, des coquillages, etc.

Il existe différents types de colliers selon leur longueur :

 

Le collier ras du cou se décline en de nombreuses variantes. Il peut consister en un ou plusieurs rangs de chaînes ou de perles enfilées, ou bien en un ruban, une cordelette ou une lanière, tous ornés ou non de perles, de pierres précieuses et semi-précieuses, de strass ou d'autres éléments décoratifs. Des médaillons, caméos et pendentifs sont couramment portés avec ces colliers serrés ; les broches et les épingles du type épingle à cravate sont piquées de préférence dans ceux réalisés en velours ou en gros grain.

Le fermoir par lequel ce collier est tenu au cou est le plus souvent une agrafe de bijou classique plus ou moins ornementée. Reliant les deux extrémités de la pièce, celle-ci est généralement fermée sur la nuque, plus rarement sur le devant. Les tours de cou de matières textiles peuvent aussi être attachés par des fermetures autoagrippantes (scratchs) ; ceux d'une longueur suffisante sont en toute simplicité tenus par un nœud. Le choker en cuir est fréquemment muni d'une boucle.

 

Un collier uniforme est un collier de perles de tailles pratiquement identiques.

La coutume veut que la différence de taille entre la plus petite perle et la plus grosse ne dépasse pas 0,5 mm pour les perles mesurant jusqu'à 8 mm de diamètre, et 1 mm au-delà de 8 mm de diamètre.

Un collier uniforme a une longueur d'environ 40 centimètres, et se porte aussi bien en tenue de soirée ou que tous les jours en décontracté.

 

Un collier princesse est un collier d'une longueur allant de 45 à 50 centimètres, qui descend sur le haut du buste.


 

Un sautoir, également appelé collier Matinée, est un type de collier de mi-longueur (environ 55 centimètres).

Il est possible de le porter enroulé plusieurs fois autour du cou. Il est adapté aux occasions formelles ou semi-formelles.

Un collier long, également appelé collier rope, est un collier d'une longueur supérieure à 90 cm.

Ce style de collier était très porté par Coco Chanel dans les années 1930.

Il est possible de le doubler en l'enroulant plusieurs fois autour du cou.

 

 

 

L'histoire du collier en bref

Chaque culture du monde a des exemples de port de colliers et pendentifs à des fins rituelles et ornementales.

L’origine des colliers remonte à la préhistoire. Les premiers colliers faits d’ossements et des coquillages y ont été retrouvés en grand nombre.

Les sépultures constituent des lieux privilégiés où on a trouvé ces colliers, notamment pour leur conservation. Les objets de parure, comme les colliers, avec un but certainement aussi bien esthétique que symbolique, sont un reflet de l’attention portée à leurs morts par les groupes paléolithiques et de l’univers spirituel qui leur est attaché, dont le contenu nous échappe.

Outre les coquillages, d’autres matériaux ont pu être utilisés comme objets de parure, comme des dents d’animaux (canines de carnivores, incisives de rennes, canines de cerfs ou de biches, appelées craches, etc.) ou des fragments d’os et d’ivoire sculptés et aménagés.

 

 

Les premiers colliers faits de matériaux précieux, notamment d’or, ont quant à eux été retrouvés 2 500 ans avant J-C au Moyen-Orient. Ces colliers étaient très imposants par leur taille et leur poids. 

Dans l'antiquité, avec l'apparition du métal et tout particulièrement de l'or, les techniques d’orfèvrerie se développent. Les hommes les plus modestes se contentent d'amulettes discrètes, au contraire des riches qui arborent de volumineuses parures sur la poitrine, des bagues, parfois même plusieurs sur le même doigts, ou des manchettes en or et en pierres tel que la turquoise ou le lapis-lazuli.

En dehors de leur aspect décoratif, les bijoux possédaient des fonctions magiques et religieuses dépendant du décor et des matériaux. Les Égyptiens y attachaient une forte symbolique, et malgré que l'or était très abondant en Egypte, il était un gage d’éternité car assimilé à la chair des dieux.

 

Ce n’est qu’environ 2 000 ans avant J-C que des pierres précieuses et naturelles ont orné ces bijoux prestigieux, leur donnant ainsi une place particulière dans les cultures. Colorés, vertueux, précieux, et imposants, ils exposaient au monde la richesse de celui qui le portait. Accessibles qu’aux personnes de pouvoir et de richesse, il était un élément puissant, voyant et marquant des hiérarchies sociales au sein d’une culture. 

Chez les Romains, cette pratique était moins extravagante, mais ces derniers avaient aussi pour habitude de porter des anneaux, des plastrons et autres colliers précieux. Certains de ces bijoux pouvaient même témoigner d'une appartenance militaire à travers des récompenses honorifiques pour les soldats et centurions. 

Les colliers torques, composés de tresses rigides entrelacées, étaient particulièrement populaires à l'époque romaine et ont ensuite été adoptés dans les traditions celtiques, où ils symbolisaient une personne de haut rang.

Entre 500 et 300 ans avant J-C les Grecs ont répandu les pendentifs, faisant d’eux un élément populaire pour le collier.

L’Egypte ancienne, l’Empire Perse, l’Empire Grec, mais aussi l’Empire Romain, tous utilisaient des colliers comme symboles de richesse et de puissance. Seuls les hommes et les femmes issues de la noblesse portaient de lourds colliers en or, imposants et ornés de belles pierres colorées. Le collier était lié à la beauté, porté autour du cou, proche du cœur et du visage, il ne pouvait pas ne pas être visible à la vue de tous.

La Démocratisation des Bijoux

 

Entre le Moyen-Age et la Renaissance, chaque période a été marquée par une pratique particulière de l'ornement. L'influence byzantine a eu pour effet de populariser les parures somptueuses auprès de ceux qui en avaient les moyens. Durant cette période on note la démocratisation du fermail, sorte de broche qui sert à maintenir les deux pans d'une cape.

Fibule en or servant à maintenir les pans d'une cape, période médiévale

 

Suivant les époques, ces broches représentaient des fleurs, des animaux, des devises ou encore des armoiries. On sait que certains souverains comme Louis IX, très pieux, étaient réticents à toute forme d'apparats, tandis que d'autres rois, comme Charles VI furent beaucoup plus friands de ce genre de pompe.

Le collier s’est popularisé en Europe au début de l’Europe médiévale, avec l’arrivée du chokers. Fait de perles ou de métal, il était accompagné de pendentif de pierres précieuses. Les pendentifs en forme de croix se sont popularisés pour devenir à la mode au cours de la Renaissance.